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Tsutsugaki, de véritables tableaux flottants

02.08.2013

Depuis le 10 juillet et jusqu'au 7 octobre 2013, dans le cadre de sa saison japonaise, le musée Guimet met à l'honneur un art traditionnel japonais, peu connu en Occident : le tsutsugaki.

Le tsutsugaki (de tsutsu, « tube » et de gaki, « dessin ») désigne une technique japonaise de teinture à l’indigo accompagnée de décors réalisés par réserve à la pâte de riz. À l’instar de l’estampe, le tsutsugaki est un art populaire qui relève à la fois du dessin et de la teinture, résultat d’un processus de création complexe qui fait appel à plusieurs savoir-faire conjoints (le dessinateur, l’artisan et le teinturier). Né à l’époque de Muromachi (1337-1573), le tsutsugaki a connu son apogée au cours de l’époque d’Edo (1603-1868).

 

Les dessins peuvent orner des vêtements ou des tissus d’ameublement, et ont généralement une valeur auspicieuse. Chacun des motifs ornant ces textiles était choisi avec soin pour sa valeur symbolique de bon augure, souhaitant longévité et prospérité à leurs possesseurs. Ainsi, les futons de mariage étaient souvent décorés de la sorte, tout comme la selle du cheval qui devait emmener la mariée vers le lieu de la cérémonie. On les trouve aussi sur les serviettes de bain des bébés ou autour des armoiries familiales.

Les motifs des tsutsugaki diffèrent selon les régions. Au nord-est du Japon les motifs de singes prédominent, tandis qu’à Kyûshû, au sud-est de l’archipel, le shishi (lion japonais) et le dragon s’imposent dans des coloris particulièrement vifs et éclatants.

Cette exposition est saisissante de beauté. Les harmonies constituées autour de l'indigo sont somptueuses, les dessins, toujours en mouvement, explosent littéralement à l'oeil. Que ne donnerais-je pour utiliser des tsutsugaki dans mes décors ! Qui sait, un jour peut-être...

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